Greta Thunberg, Adélaïde Charlier, Anuna De Wever : la jeunesse se mobilise pour tenter de faire bouger les politiques et changer nos mauvaises habitudes afin de préserver le #climat sur #Terre.

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Des milliers de jeunes étaient à nouveau attendus ce jeudi 21 février dans les rues de Bruxelles mais également dans d’autres villes du pays (Mons, Namur, Liège…). Cette fois, une invitée de poids s’est jointe à eux : Greta Thundberg a marché aux côtés des jeunes Belges qui l’ont suivie dans ses « grèves hebdomadaires pour le climat ». Anuna De Wever, Kyra Gantois, Adélaïde Charlier… et tous les autres, manifestent chaque jeudi depuis sept semaines pour réclamer des politiques climatiques ambitieuses. Greta s’est également rendue pour la première fois au Parlement européen afin de prononcer un discours devant les dirigeants européens.

Pour le sociologue et professeur à l’UCL, Geoffrey Pleyers :

ces manifestations sont loin d’être isolées et participent à un renouveau plus global du mouvement écologique.

Le réchauffement climatique est un problème environnemental d’actualité. Il est au centre de nombreuses questions, au carrefour de diverses disciplines (science, politique, philosophie, économie, etc.) et appelle à des changements de comportements importants et rapides pour éviter à l’humanité un avenir difficile

Le rendez-vous est devenu hebdomadaire. Chaque jeudi, les élèves du secondaire, désormais soutenus par les étudiants du supérieur, sont des milliers à battre le pavé et scander leur célèbre slogan : – on est plus chaud, plus chaud, plus chaud que le climat –

Une méga grève est annoncée pour le vendredi 15 mars : Global Strike for Future dans une soixantaine de pays !

Trois cents chercheurs belges, français et suisses se sont joints, dans une tribune, à la cause de la jeune Suédoise Greta Thunberg et des élèves et étudiants qui brossent les cours chaque jeudi depuis le mois de janvier pour réclamer à leurs dirigeants une politique climatique ambitieuse. Ils appellent à une grève mondiale pour le climat le 15 mars prochain. C’est devenu, pour ceux qui possèdent une parcelle de savoir, un impératif moral et politique d’accompagner et d’encourager cette mobilisation de la jeunesse, de chercher avec elle et avec le plus grand nombre des réponses progressives et efficaces aux défis vitaux auxquels nous sommes désormais confrontés [RTBF]

Les universités doivent être des exemples de la transition écologique, les politiciens doivent parler un langage clair. Ils doivent commencer à traiter la crise climatique comme une crise. Concrètement, cela signifie (plan établi par les chercheurs des deux plus grosses universités de Fédération Wallonie-Bruxelles) :

  • Devenir des institutions zéro déchet
  • Intégrer des critères sociaux et environnementaux dans les appels d’offre
  • Désinvestir l’épargne des fonds finançant les énergies fossiles
  • Financer davantage de recherche sur la transition écologique et sociale
  • Enseigner plus largement les dernières connaissances scientifiques sur le climat dans tous les cursus scolaires

Les jeunes savent pourquoi ils se mobilisent, ils ont pris connaissance du récent rapport du GIEC qui résume la situation :

Pour limiter le réchauffement global à 1,5 °C, il faudra réduire les émissions de CO₂ de 45 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau de 2010. Il faudrait ensuite atteindre un « zéro net » d’émissions de CO₂ autour de 2050. Nous continuerons tous les jeudis jusqu’à ce que le gouvernement change, j’espère que ça ne va pas durer jusque juin mais nous ne baisserons pas les bras.

Greta a demandé à l’UE de revoir à la hausse ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour sauver ce qui peut encore l’être :

Il faut être deux fois plus ambitieux. On laisse tous les problèmes à notre génération. Mais ce n’est pas pour notre avenir que nous nous battons, c’est pour celui de tout le monde. Si vous pensez que nous devrions être dans les classes, faites grève, vous ! Dire que tout va bien en ne faisant rien, ce n’est pas acceptable. Se contenter d’attendre que l’espoir revienne, c’est une attitude d’enfant gâté. L’espoir est quelque chose qui se gagne.

Quelques chiffres

  • 50 % des gaz à effet de serre sont produits par cinquante entreprises
  • L’agrobusiness est en train de littéralement détruire la forêt amazonienne
  • L’observatoire Climat-Energie : un outil qui vise à faire un état des lieux régulier de la transition énergétique et des objectifs climat et à identifier les domaines pour lesquels des mesures complémentaires sont encore nécessaires.
  • Les émissions de gaz à effet de serre en Belgique

jeune_manifestant_masque_protection_pollution_bxlIl est certain qu’il faut un changement majeur dans la manière dont nous utilisons les ressources, les stratégies sociales, économiques…. On tape sur l’industrie automobile, les agriculteurs (avec les pulvérisations), les emballages… On ne parle pas assez de l’empreinte carbone ni de la pollution de l’industrie du transport ni de l’industrie pharmaceutique qui font des milliards de bénéfices et qui ne consentent que quelques anecdotiques efforts…

Le discours ambiant voudrait que chacun fasse sa part, que chacun porte, dans son petit bec de colibri, les trois gouttelettes nécessaires à son confort personnel de cohérence, trois gouttelettes qui vont rejoindre les trois autres de son voisin ou de sa voisine, ou les deux, et former ainsi un Canadair capable d’éteindre l’incendie qui ravage notre planète. Nous avons tous et toutes une part de responsabilité dans l’épanouissement de notre planète, mais il est grand temps que ceux et celles qui sont coupables de la majorité des dégâts écologiques et sociaux modifient fondamentalement leur mode de production. [Violaine Wathelet, doctorante au Centre d’étude de l’opinion de l’Université de Liège.]

Des discours , des échanges, des déclarations, ce jeudi 21 février fut animé à Bruxelles, à Gand, à Genk, à Liège… Des délégations de jeunes venus des Pays-Bas, d’Allemagne, de France étaient présentes. Ça bouge les jeunes, accrochez-vous !

Merci à tous d’être là, c’est incroyable, nous allons continuer à emmerder les gens du pouvoir, et à faire grève jusqu’à ce qu’ils fassent quelque chose. Personne n’est jamais trop petit pour faire la différence. Nous ne sommes pas uniquement en train de changer le monde, nous sommes en train de le sauver. [Greta Thunberg]
Je ne crois pas au système politique, et je ne veux donc pas en faire partie. L’environnement est apolitique, et concerne tout le monde [Anuna De Wever]

Greta sera également ce vendredi 22 février à Paris, aux côtés des Français dans leur grève pour le climat. Elle a déjà déclaré à Emmanuel Macron :jeune_portant_habits_plastique_bxl

Cher Monsieur Macron, vous devez agir maintenant et pas simplement dire que vous allez agir. Si vous continuez à faire comme si de rien n’était, vous allez échouer. Et si vous échouez, vous allez être perçu comme l’un des pires méchants de l’histoire de l’humanité

Liens utiles

Vidéos

Reportage réalisé lors des JT de 13h et 19h sur la RTBF, ce 21 février 2019

Quand Greta Thunberg, 16 ans, interpelle directement Emmanuel Macron sur l’urgence à agir pour la planète

Débat (RTLTVi) entre trois jeunes (Adélaïde Charlier et Augustin Crispin pour les jeunes de Wallonie, Anuna De Wever pour les jeunes néerlandophones) face à trois députés 

Greta Thunberg Adélaïde Anuna et le climat
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3 avis sur « Greta Thunberg Adélaïde Anuna et le climat »

  • Ping :Demain est à nous le documentaire | Attention à la Terre

  • 28 février 2019 à 23 h 44 min
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    Les solutions 
    Bonjour
    Je veux vous contacter parce que les solutions sont là .
    Pas pour dans un mois , pas après-demain , mais demain , soit immédiatement.
    La solution pour régler les problèmes climatiques C’EST l’Energie et il y en a PARTOUT.
    L’énergie non polluante et ne consommant pas d’oxygène est là , à profusion , et peut régler les problèmes climatiques , les pollutions , la faim dans le monde , les inégalités sociales et financières , les guerres , les déplacements massifs de populations…etc.
    Tous les problèmes ce réglerons par l’énergie à profusion et les technologies actuelles.
    Tous les pays se sont endettés pendant des années pour des conneries et on essaie de boucher les trous financiers sur le dos des petites gens.
    Il est grand temps que tous les pays s’endettent pour une cause de survie de la planète immédiatement.
    -En Europe , l’Espagne peut couvrir tout son territoire désertique de panneaux solaires .
    -Tout le nord de l’Afrique , le Sahara , le Magreb peuvent être couverts de panneaux solaires et un cable sous-marin peut être tirer entre l’Espagne et le Maroc.
    -En Amérique , au nord ou au sud , on peut tout couvrir de panneaux.
    -L’Islande qui à proposé depuis quelques années son énergie géothermique presque gratuite est mise à l’écart.( un cable peut être tiré de l’Islande à l’Ecosse via les Féroés)
    -La Chine va proposer l’installation de la route de l’énergie électrique à prix plancher mais aux prix de catastrophes écologiques (immenses barrages déjà construits) , une solution momentanée.
    SVP NE LACHER JAMAIS SVP ? C’EST UNE QUESTION DE SURVIE A TRES COURT TERME .
    Jean-Louis Poncin

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    • 3 octobre 2019 à 16 h 30 min
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      Merci pour votre enthousiasme Jean-Louis. La route (productrice d’énergie) est encore longue, mais le tournant a commencé. Il faut y croire. La nouvelle génération semble plus consciente que les précédentes. Croisons les doigts et encourageons toutes les tentatives qui vont dans ce sens.

      Répondre

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