Par toutatis les satellites nous tombent sur la tête

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Comme nos ancêtres les Gaulois, allons-nous, nous aussi, lancer bientôt cette injure aux cieux ?

Á en croire les scientifiques, l’ère des zombies de l’espace est lancée !

Depuis 1957, des satellites sont envoyés sur l’orbite terrestre sans se préoccuper de leur devenir

Mais les satellites ne sont pas éternels pour autant car, là aussi, on assiste à une certaine « obsolescence programmée » !

Ils deviennent donc des débris inutiles, encombrants, voire dangereux pour les satellites encore opérationnels (et même habités).

Quand ces poubelles volantes se trouvent sur des orbites suffisamment basses, la crainte que leur chute lors d’une rentrée incontrôlée sur Terre provoque des victimes au sol n’est plus de la science-fiction. Même si on n’a jamais eu à déplorer un seul mort du fait des débris spatiaux, les problèmes qu’ils posent ne sont pas anodins.

La Terre est d’ailleurs en train de se donner un anneau virtuel (voyez la photo !) avec la multiplication des satellites sur l’orbite géostationnaire (appelée aussi orbite de Clarke).

Souvenez-vous

Entre avril et décembre 2010, suite à une éruption solaire, le satellite Galaxy-15 ne répondait plus, il s’est donc retrouvé « à l’insu de son plein gré » comme une épave gênante sur l’orbite géostationnaire.

Par contre, son équipement continuait à remplir son rôle de relais de télécommunications !
Intelsat informa rapidement les autres opérateurs qui ont dû habilement manoeuvrer leurs bijoux à eux, afin qu’ils restent hors de portée de signaux parasites de Galaxi-15.Abraracourcix-le-chef_gaulois-Astérix

Finalement, Galaxy-15 a pu être repris en main, mais cet accident met en lumière la fragilité de l’orbite géostationnaire à 35.800 km à l’aplomb de l’équateur. Cette trajectoire est une ressource naturelle unique, qu’il est impératif de protéger: en effet, les satellites qui y sont placés paraissent fixes par rapport à la surface terrestre, puisqu’ils font le tour du globe en une journée. (Source : Théo Pirard – revue Athéna)

Qui est responsable de la bonne gestion de l’orbite géostationnaire ?

Les Etats, via des institutions internationales contrôlées par l’ONU sont responsables de tout le trafic dans l’espace.
Les Etats-Unis, la Russie (qui vient d’ailleurs de rater quelques lancements coup sur coup…) et la Chine ont des services spécialisés et des moyens performants pour le suivi des satellites et débris spatiaux. Ils peuvent détecter des éléments de 10 cm à quelques 40.000 km d’altitude.

Les 37.000 objets satellisés qui entourent la terre sont-ils surveillés ?

Tout satellite ou débris spatial a une immatriculation internationale (elle commence par l’année, suivie du numéro de lancement dans l’année puis d’une lettre indiquant l’ordre de sa mise ou identification sur orbite. De son côté le Norad attribue un numéro à tout objet identifié.

Exemple : Eagle (le vaisseau de la Nasa, qui avait aluni le 20 juillet 1969 lors de la mission d’Apollo 11 avec à son bord les premiers hommes ayant foulé le sol de notre satellite) est immatriculé 1969-059C car il s’agissait du 3ème objet du 59ème lancement de l’année 1969. (Numéro NORAD : 04041) (Source Athena)

Que deviennent alors ces satellites sans utilité ?

Ils constituent indéniablement une gêne pour les autres satellites opérationnels et ceux qui sont encore à lancer. Il est donc demandé aux opérateurs de conserver une réserve d’ergols afin de les faire monter une centaine de kilomètres plus haut (pour ceux qui se situent sur l’orbite géostationnaire) sur une orbite dite « cimetière ».
Ça, c’est quand tout se passe bien, mais, si le satellite est en panne et qu’il devient incontrôlable…. vous connaissez la suite avec la chute en décembre 2011 d’Un morceau de satellite tombé sur une maison dans la « rue des cosmonautes » …ça ne s’invente pas ! (dans un village de Sibérie).

Prenez le temps d’écouter Jacques Arnould (ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et en théologie), chargé de mission éthique au CNES dans la vidéo ci-dessous (extraite de l’article : Pollution spatiale, un mal ou un bien? )
Sa vision de notre production de déchets est abordée d’une manière on ne peut plus positive, ça fait du bien !

Pour info les météorites aussi nous tombent sur la tête

Vous pourriez même en faire un business à en croire Sophie Brems, ce matin dans la rubrique Planète Première (RTBF) :

Une météorite de 7 kilos a été retrouvée au Maroc, une météorite qui vient de Mars. Seule son origine est assez rare, car des météorites, il nous en tombe tout le temps! Celles découvertes au Maroc ont été retrouvées par des nomades qui les ont vendues à des courtiers qui les ont eux-mêmes revendues à des collectionneurs ou des universités. Le prix varie entre 500 et 1000 dollars le gramme…

Lire aussi l’article : Maroc: une météorite précieuse et rare d’origine martienne retrouvée

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