Tourisme solidaire et protection de l’environnement

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Le tourisme solidaire permet de voyager d’une manière plus responsable. Voyageons pour l’Avenir le prouve !

C’est un beau défi que s’est lancé Lætitia Bisiaux, jeune diplômée de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon.

L’âme aventurière, elle a décidé de faire une pause dans ses études pour parcourir l’Asie avec une amie. Elle a également travaillé pendant plus d’un an pour une ONG thaïlandaise qui se bat pour la protection des gibbons.

Aujourd’hui, Lætitia veut créer son propre projet en Thaïlande elle l’a appelé : Voyageons pour l’Avenir.

Lætitia nous propose de voyager autrement, une manière engagée de découvrir la Thaïlande. Il s’agit d’une aventure humaine basée sur des échanges avec la population locale.

3 objectifs précis sont liés à ce projet :

Aider la population locale
Préserver la forêt
Protéger les gibbons

Mon projet est une fusion entre tourisme et activités de protection. L’idée principale repose sur la volonté d’aider un village à se développer économiquement et socialement par la voie du développement durable.

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En impliquant des touristes en mission pour une durée de quelques jours à plusieurs semaines, Lætitia souhaite répondre à la pauvreté, à l’origine de la déforestation et du braconnage.

L’éducation est l’arme la plus puissante pour faire évoluer notre société. Il faut agir à l’origine du problème. Réinsérer des animaux est insuffisant si les mentalités ne sont pas changées.

Voyageons pour l’Avenir est aujourd’hui devenu le but de sa vie.
Pour plus de détails, suivez le projet en ligne sur un site de financement participatif.

A partir de 1€ vous pouvez aider cette jeune femme de 26 ans à créer son projet, profitable aux humains, aux animaux et à la forêt.

Vous pouvez également suivre son projet sur sa page Facebook.

Quel est le problème lié aux gibbons ?

Les gibbons sont victimes d’un trafic illégal. Ils sont exploités dans des bars et des lieux touristiques comme accessoire photo. Derrière chaque photo souvenir, se cache une grande cruauté. Les bébés gibbons sont arrachés à la forêt à l’âge de quelques mois par des braconniers. Très territoriaux et protecteurs, la famille entière est tuée. Lorsque la mère chute (entre 20 et 50m de haut), elle entraîne avec elle son bébé, qui vit accroché à son ventre. Souvent, plusieurs familles sont tuées car le bébé ne survit pas à chaque fois à cette chute vertigineuse. Le bébé est ensuite vendu au marché noir. Une vie de misère attend ce petit esclave. Dans la rue, il est forcé de boire de l’alcool et de fumer des cigarettes. Il est drogué pour être tenu éveillé la nuit, battu et affamé pour qu’il obéisse. Vers l’âge de 5 ans, les canines poussent, et le gibbon devient agressif et incontrôlable. Les propriétaires le tue et lui trouver un remplaçant.

Quelles sont les missions du GRP ?

 Le Gibbon Rehabilitation Project (GRP) a été fondé en 1992 à Phuket, et a pour but de prendre soin des gibbons confisqués du trafic d’animaux sauvage. Une autre mission du projet consiste à sensibiliser les touristes et les locaux.

Le GRP souhaite rendre la liberté aux gibbons confisqués. Le processus est très long et compliqué. Les gibbons appartiennent à la famille des grands-singes. Ils sont sociaux et vivent en groupe. Pour les relâcher, le GRP essaye de reconstruire des familles. C’est tout un challenge car les gibbons veulent choisir leur partenaire. Dans l’idéal, le couple formé doit avoir un bébé. Ainsi, en forêt, les gibbons défendront leur partenaire et resteront ensemble.

Ce processus prend en moyenne une dizaine d’années car il nécessite que le gibbon devienne adulte (vers 8 ans). Les gibbons qui arrivent au GRP sont bien souvent des bébés de quelques mois à quelques années.

Malheureusement, certains gibbons ne seront jamais relâchés. Après un passé traumatisant, ils ont gardé des troubles psychologiques : l’un d’entre eux , Rumthai souffre d’anorexie et son corps est déformé (elle a vécu dans une cage à oiseau). Jep, lui, est boulimique (il se fait vomir). Endoo souffre d’automutilation (elle ouvre ses bras avec ses dents). Tam est arrivée au projet avec un bras et un pieds manquant (et seulement 2 doigts sur sa main restante). A la suite de violente maltraitance elle a été amputée dans le but de sauver sa vie.

Comment est né Voyageons pour l’Avenir ?

Depuis mai 2014, le GRP s’est implanté près de Chiang Mai, au nord de la Thaïlande. Le site est dédié à la remise en liberté des gibbons. L’endroit est magnifique mais menacé par la pression de l’argent.

Mon expérience au GRP fut la plus enrichissante de ma vie : trek en forêt, observation de la vie sauvage, soin et nourrissage des gibbons, activités éducatives avec des locaux et des touristes, partages de moments inoubliables avec d’autres bénévoles et des locaux.

Très vite, grâce au GRP, j’ai compris l’importance transmettre les principes de la conservation, que ce soit aux enfants dans les écoles ou aux touristes de passage à Phuket. Ainsi, la partie Éducation est devenue mon travail préféré : il est primordial d’éviter les problèmes à la base. J’ai pris de nombreuses initiatives dans mon travail de bénévole : j’ai inventé des jeux pour les enfants, créé des brochures pour les distribuer au port et à l’aéroport de Phuket pour faire de la prévention. Le projet des gibbons était devenu ma passion, j’avais trouvé un but : la volonté de préserver la beauté et la fragilité de la Nature.

J’ai également voyagé à travers toute la Thaïlande, au Vietnam, au Laos, en Indonésie, en Malaisie et au Népal. J’ai vu les locaux jeter leurs déchets à travers la fenêtre du busles poubelles plastiques s’accumuler dans les rivières et les forêts

J’ai vu la déforestation ravager nos forêts au profit des plantations d’arbres à palme, d’hévéas et de l’agriculture (champs de maïs).

Au cours de mon voyage, j’ai compris qu’il fallait aider l’Humain et pas seulement la forêt, car la pauvreté est responsable de la destruction de la nature.

Liens

– Site officiel consacré au projet : Voyageons pour l’avenir
Aider Laetitia dans son projet en le finançant
Page Facebook du projet Voyageons pour l’Avenir
Compte Twitter de Voyage pour l’Avenir

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2 commen-Terres pour Tourisme solidaire et protection de l’environnement

  1. Pierretjanine Gascard dit :

    Courageuse, la petite !!!
    Mais ce sont des puits sans fond.
    Et même, comment tu fais pour lui envoyer des sous ? Mi, d’je veux co bin !!!
    Bises affectueuses de nous deux.

    • Michèle dit :

      Coucou le motivé ! Merci déjà d’avoir pris la peine de commenter. Pour envoyer des sous, « il suffit » de cliquer sur le lien vers le projet participatif sur KissKissBankBank. Ensuite, tu choisis (colonne de droite) le montant que tu désires envoyer, tu cliques dessus et tu remplis la case de la nouvelle fenêtre qui s’ouvrira, puis tu cliques sur « Valider ». Puis, tu crées un compte sur KissKissBankBank… 🙂 Bref, j’ai compris, tu es déjà tombé sous la table…je le ferai pour toi, pas de souci !!


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