La pertinence de l’escargot la décroissance positive

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Deux citoyens nous expliquent le cheminement qui les a menés à se sentir objecteurs de croissance.

Corinne Boulangier, la présentatrice géniale de Nuwa (magazine de l’environnement et du développement durable (La Première-RTBF), recevait la semaine dernière un monsieur que j’apprécie énormément : Jean Cornil à propos de son livre (écrit en collaboration avec Bernard Legros) La pertinence de l’escargot, En route vers la décroissance aux éditions Sang de la Terre.

Ce livre est surtout un constat historique du décalage qu’il y a entre la transformation des écosystèmes, de la biosphère, et l’absence suffisante de prise de conscience du monde politiques, du monde économique, des citoyens…, par rapport à cette transformation vertigineuse que toutes les études scientifiques pointent et qui, manifestement ne se traduisent pas par des projets de civilisations adaptés. [Jean Cornil]

La crise environnementale, tout le monde en parle, mais la transition vers un monde durable est lente à se mettre en place.

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Jean-Cornil

Auto-présentation (extraites du livre) de ces deux « citoyens ordinaires » :

Jean Cornil

Il y a trente ans, j’ étais socialiste : je le suis resté.
J’ étais anarchiste, je suis toujours libertaire.
Je n’étais pas écologiste, je le suis devenu.
J’ étais objecteur de conscience, je suis objecteur de croissance !

Bernard Legros

J’atteins un âge (bientôt le demi-siècle) où je peux déjà me retourner sur mon passé, en une esquisse pour une auto-analyse, aurait dit Pierre Bourdieu, un des premiers intellectuels à m’avoir ouvert les yeux sur la réalité sociale.
Mais j’avoue d’emblée que l’exercice autobiographique ne me fut pas aisé ; probablement ai-je secrètement renoncé à la tâche infinie, exténuante, et peut-être inutile, de se connaître soi-même, sans toutefois renoncer au perfectionnement de soi.
J’ai plutôt donné la priorité à la connaissance du monde, dans lequel j’aime me projeter, mais d’une manière plus contemplative que dionysienne. En faisant le détour par lui, j’ai remarqué que je revenais d’autant mieux à moi.
J’ai sélectionné dans ce qui suit les éléments qui ont fait sens dans mon cheminement, puis mon aboutissement à la décroissance, le rendant rétrospectivement « inéluctable ».

Comment agir au quotidien pour changer le monde, la ville, l’environnement, l’argent, l’entreprise, la façon de se nourrir, le shopping et continuer à rester heureux ?

Jean Cornil nous livre alors sa définition du bonheur, qu’il tient de St Augustin :

Le bonheur c’est de continuer à désirer ce que l’on possède déjà.

Ça c’est envoyé !

Pourquoi ce titre ? C’est un clin d’oeil, une analogie évidente avec  L’élégance du hérisson L’escargot n’a pas été choisi par hasard : il est l’animal symbole de la décroissance : il transporte sa maison sur le dos, ne se charge pas inutilement, et, s’il grandit trop… il meurt !

Ce recueil relate au travers de témoignages vivants et personnels le parcours de ces deux citoyens et le cheminement existentiel qui les a menés l’un et l’autre à se sentir objecteurs de croissance dans un monde globalisé en péril et dans un siècle qui sera déterminant pour l’avenir de l’humanité et de la biosphère. Ils livrent leurs impressions et analyses sur quelques thèmes fondamentaux.

Un livre pour comprendre que la décroissance n’est pas qu’une idée, mais aussi et surtout une manière d’envisager notre avenir pour donner de l’espoir aux générations futures, même si comme le dit si bien Cornil : « l’homme n’a pas de mémoire, il ne fait pas l’histoire, c’est la nature qui fera l’histoire« .

Ecoutez l’entretien complet, vous vous endormirez plus « aware » ce soir !
(Cliquez sur la petite flèche ci-dessous à gauche)

Jean Cornil parle de La pertinence de l'escargot dans l'émission Nuwa-RTBF

Si comme moi vous écouteriez ce monsieur 24h/24, vous pouvez jeter un oeil curieux vers ces entretiens :

Entretien avec Edgar Morin
Entretien avec Stéphane Hessel
Entretien avec Michel Onfray



4 commen-Terres pour La pertinence de l’escargot la décroissance positive

  1. Thierry Lahir dit :

    Bonsoir Michèle !
    un superbe article, je l’aime bien le Jean ! ça nous donne envie de lire le livre. Avec des politiciens de cet acabit, on peut entrevoir une lueur d’espoir. Amitiés…

  2. Pierre Gascard dit :

    Enfin un jeune politicien qui ne se cramponne pas à ses privilèges de semblant de pouvoir. Je dis semblant puisque ce sont les banques et les industriels qui dirigent ce pays où il fait si bon de vivre malgré eux et le climat !!!


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